LA PAROLE EST À...

ACADÉMIE NATIONALE DE REIMS

Présentation de l’institution et de ses publications

Fondée le 6 décembre 1841, « dans le but de travailler au développement des sciences, des arts et des belles-lettres, et surtout de recueillir et de publier les matériaux qui peuvent servir à l’histoire du pays » (Statuts, article 1er), l’Académie nationale de Reims a été reconnue d’Utilité publique le 15 décembre 1846.

Elle constitue une société savante comme il s’en est beaucoup créé dans la France scientiste et positiviste du XIXème siècle. S’inspirant des académies de l’Antiquité ou de la Renaissance, elle proposait de réunir périodiquement les hommes curieux et cultivés de la Cité pour leur fournir l’occasion d’échanger et de discuter sur l’objet de leurs recherches intellectuelles (historiques, scientifiques, littéraires, artistiques, etc.). Les exposés, généralement courts et concis, étaient suivis d’un débat destiné à enrichir les réflexions d’un aréopage exercé à la résolution des problématiques exprimées.

Le deuxième but qu’elle s’était fixé, à savoir publier des documents inédits fondateurs de l’histoire rémoise et champenoise, constitue ainsi la plus belle réussite de l’Académie, son œuvre la mieux reconnue et la plus durable.

168 ans après, l’Académie nationale de Reims perpétue cette curiosité culturelle qui permet aux chercheurs régionaux de communiquer le résultat de leurs travaux, dans tous les domaines. Neuf séances annuelles, d’octobre à juin, réunissent ses membres le deuxième vendredi du mois ;
le programme en est établi par le Président, dont le mandat est annuel ; le Vice-Président de l’année a vocation à devenir le futur Président. Les statuts, révisés en mai 1957, établissent une “Compagnie” de 65 membres titulaires, à laquelle s’ajoute un nombre illimité de membres associés, correspondants, honoraires ou bienfaiteurs. L’offre culturelle régionale s’est considérablement accrue et diversifiée à Reims et dans la région. L’Académie nationale de Reims s’efforce donc à la fois de préserver sa spécificité de société savante, et de s’adapter à la multiplicité des conférences culturelles offertes par les autres associations rémoises.

Depuis 1946, elle s’est fixé un troisième but qui est d’instituer des prix pour récompenser et encourager la publication de travaux de recherche inédits entrepris par des étudiants ou des chercheurs. C’est ainsi qu’ont été créés :

  • Le Grand Prix d’Histoire nationale, fondation Maurice Payard : il récompense depuis 1976 un important travail d’histoire régionale réalisé par un chercheur non professionnel et non fonctionnaire de l’Etat (montant en 2020 : 1 500 €) ;
  • Le Prix Hubert Claisse : il récompense depuis 2011 le travail méritant d’un étudiant de l’Université de Reims Champagne-Ardenne (montant en 2020 : 1 500 €).

En octobre 2019, l’Académie nationale de Reims a été élue à la Conférence Nationale des Académies, instance qui réunit 33 académies de province sous l’égide de l’Institut de France.

PUBLICATIONS

Les Travaux de l’Académie nationale de Reims :

Depuis 1843, les Annales de l’Académie de Reims (leur première appellation de 1842 à 1844), devenues les Travaux de l’Académie nationale de Reims forment une collection de 188 (en 2020) volumes dont le contenu comble la sagacité des étudiants et des chercheurs, mais aussi celle d’amateurs curieux de l’histoire et de la culture de leur région. La publication des sources historiques locales et de documents inédits reste d’ailleurs la préoccupation majeure de l’Académie et sa meilleure raison d’être aujourd’hui. Mais l’édition est devenue coûteuse pour les modestes tirages de publications scientifiques. Outre les périodes de guerres, l’absence de ressources suffisantes a pu, de temps à autres, causer une interruption, mais celle-ci n’a jamais été très longue.

Sous l’impulsion de l’abbé Jean Sainsaulieu et de Patrick Demouy, un nouvel élan donné à l’activité de la « Compagnie » se double d’une reprise des publications en 1975, selon une formule renouvelée qui s’adapte à l’existence en parallèle de la nouvelle Université de Reims, elle-même source d’édition scientifique. Depuis 2000, le rédacteur en chef des Annales et des Travaux est Dominique Néouze, Membre titulaire depuis 1975 et Secrétaire général depuis décembre 2016 ; il réunit les textes et les illustrations des communicants et compose à domicile le volume annuel en publication assistée par ordinateur (P.A.O.).

Un volume, en principe annuel, rassemble les textes des communications faites en séances par les membres, ou par des chercheurs qui souhaitent bénéficier d’une publication et qui réservent alors la primeur de leurs travaux à l’Académie. Les communications, ainsi que les autres textes publiés, sont donc toujours des inédits. Une Commission des publications délibère de la constitution des volumes et de la qualité des textes à retenir. Un Comité de lecture a été créé en 2020.

Indépendamment des communications régulières qui sont rassemblées dans des volumes de Mélanges, et selon les moyens financiers disponibles, l’Académie publie dans ses Travaux des sources d’histoire locale demeurées inédites et susceptibles d’intéresser les chercheurs régionaux ou étrangers. C’est ainsi que, dans la tradition des grandes publications académiques présentées par Henri Jadart, Charles Loriquet ou quelques autres grands érudits rémois, ont été récemment publiés le manuscrit de la Description étymologique et topographique de Rheims en 1822 d’Etienne Povillon-Piérard, l’édition critique du Registre de Délibérations du Conseil de Ville de Reims (1422-1436) et le Journal de la Guerre (1914-1918) du Cardinal Luçon.

Les Tables des publications de 1841 à 1989 ont été publiées dans le volume CLXX (1993). Celles concernant la période 1990-2019 ont été publiées dans le volume CLXXXVII (2020).

Tout membre titulaire ou associé, à jour de sa contribution annuelle, reçoit le volume correspondant. Les membres invités, les institutions et les particuliers peuvent se les procurer au siège de l’Académie.

Ces volumes sont servis également avec réciprocité avec 42 académies ou sociétés scientifiques correspondantes.

Les Annales de l’Académie nationale de Reims :

A l’initiative et grâce au concours financier initial du Docteur Pierre Germain, un fascicule complémentaire paraît chaque année, depuis 1985, sous le titre d’Annales de l’Académie nationale de Reims.

En effet, la périodicité régulière de la parution des Travaux n’étant plus assurée, il a paru souhaitable néanmoins d’entretenir le contact avec les membres, de conserver la mémoire de la composition comme des activités de la « Compagnie ». Par ailleurs, la thématique retenue pour certains volumes ne permettait pas de publier, chronologiquement et intégralement, le texte de communications qui méritaient pourtant qu’on en garde trace.

Les Annales permettent ainsi de présenter le compte rendu des séances statutaires, le résumé des communications non publiées dans les Travaux, les discours et éloges funèbres qui ont marqué l’année académique, la chronique des ouvrages (livres, revues, bulletin des sociétés correspondantes) déposés à l’Académie et la mise à jour de la liste des membres. Les Annales sont envoyées à tous les membres à jour de leur contribution annuelle.

Depuis 2016, le contenu des Annales est rattaché à celui du volume des Travaux (volume 183).

D. NEOUZE – 5 avril 2021

Fiche technique :

  • Titre : « Travaux de l’Académie nationale de Reims»

            (ISSN 0290 3083 – SIRET 400 529 228 000 27)

  • Editeur: Académie nationale de Reims, 17, rue du Jard – REIMS
  • Imprimerie: MEG@TEXTE – 28, rue Antoine Goussiez – REIMS
  • Tirage: 320 exemplaires, dont 10 ex à relier et 10 ex pour tirés à part des auteurs
  • Format: 15 x 21 cm (jusqu’en 2008), puis 16 x 24 cm (depuis 2010)
  • Périodicité: annuelle (sauf insuffisance de trésorerie)
  • Prix au numéro: 35 euros (pour les anciens numéros, nous consulter)
  • Diffusion: au siège de l’Académie : 17 rue du Jard – 51100 REIMS
  • Commission des publications: responsable : Dominique Néouze (Secrétaire général et Rédacteur en chef) ; le Président en exercice ; Patrick Demouy ; Sylvette Guilbert.
  • Comité de lecture : Jean-Joseph Dardennes, Patrick Demouy, Emmanuel Dorffer, Maurice Grand, Bruno Maes, Dominique Néouze